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Sep 8, 2011

Un vert à-venir - Episode 1


Un vert à-venir


Ethiquette
Le recyclage et la conscience écologique, plus qu’une action ponctuelle dictée par les marketings divers et avariés doit être une démarche consciente, pensée. Cette démarche doit venir d'une réflexion basée sur les faits et la dégradation perpétuelle de son environnement par l'homme. Les ressources disparaissent les unes après les autres, les extractions diverses de ces ressources érodent et polluent de plus en plus une nature déjà abimée par presque 2 siècles d'industrialisation.



Ce n’est pas une étiquette sur votre bouteille d'eau ou vos cabas à la place des sacs en plastique qui va changer cela. Les problèmes ne se traitent pas et ne se résolvent pas à la pointe des icebergs en pleine fonte mais en allant droit à leurs racines. Tout le monde se rachète une (bonne) petite conscience à coups de produits certifiés, étiquetés, labélisés. Bonne conscience plutôt que conscience: après avoir fait sa petite action bio, on peut dormir tranquille sur ses deux oreilles en croyant que grâce a sa « petite goutte dans l’océan », la planète n'explosera pas demain, les forêts arrêteront de disparaitre, les animaux en voie d'extinction pourront recommencer à se reproduire : tout est bien qui finit bien.
Le constat final pourrait ne pas se révéler aussi rose, ou vert, et les solutions classiques n'être pas suffisantes.

Consommation de masse
La plupart des objets faisant partie intégrante de nos vies ne sont pas recyclables. Certains objets sont « programmés » pour tomber en panne après peu de temps et ne sont pas réparables pour pousser les gens à acheter a nouveau (machines à laver le linge, grille-pain et autre appareils ménagers). Par le passé, ces mêmes appareils pouvaient durer des décennies ou être effectivement réparés.
Les objets électroniques et tous les gadgets relatifs à la course au progrès, à la vitesse de communication au sein des « réseaux sociaux », les téléphones portables et autres tablettes sont pour la plupart non recyclables. Les batteries sont maintenant totalement intégrées à l'objet. Les métaux lourds et extrêmement polluants, comme le mercure ou le plomb, que l’on trouve dans ces appareils portables de même que dans les ordinateurs de bureau, finissent donc à la poubelle puis dans la nature où ils polluent les nappes phréatiques et empoisonnent les sols. Nos appareils électroniques ont une longévité de plus en plus limitée et deviennent très vite obsolètes. Manque de compatibilité, effet de mode, progrès et miniaturisation galopants nous forcent à consommer toujours plus pour rester performants, « dans la course ».
Certains composants de ces derniers sont recyclables, cuivre, métaux divers ayant encore une valeur. Mais le recyclage est fait dans des pays sous-développés, de manière clandestine, par des travailleurs sous-payés dont la survie en dépend. Les sols sont contaminés en profondeur. Les travailleurs, sans protection d’aucune sorte, tombent vite malades et mourront probablement de cette contamination. L’ironie est qu’une fois les matériaux « précieux » récupérés, ils sont ensuite réacheminés vers l’Occident. Recyclage laissant pollutions, exploitation et morts dans son sillage.
Malgré des efforts récents dans le recyclage des plastiques, cela ne constitue qu'une partie infime comparée à la production mondiale et journalière de matières plastiques neuves. Elles sont dangereuses pour la santé (récente interdiction dans certains pays occidentaux du bisphénol A utilisé dans la production des bouteilles d’eau et autres biberons). Ces matières s’entassent, sous les formes les plus diverses, dans la nature, pour des centaines d’années (en moyenne 500 ans). Dans les océans, les courants ont poussé des montagnes de déchets plastiques maintenant bloquées à certains endroits, telle la Grande zone d’ordures du Pacifique (une nouvelle plaque vient d’être découverte dans l’Atlantique Nord). Même une fois dégradées, les matières plastiques ne se décomposent jamais totalement et on les retrouve jusque dans la chair des poissons. Dans ces décharges océanes, le plancton, source primaire de la vie pour les êtres marins, est réduit à l extrême, car les plaques de déchets font écran à la lumière du soleil et empêchent le développement de la vie sous-marine.
On cherche maintenant à produire des plastiques d'origines végétales, dégradables et plus sains pour la santé. Mais ces recherches sont encore limitées et utilisent des matières de base comme le mais. Celui-ci, souvent génétiquement modifié, demande pour une bonne croissance une importante consommation d’eau douce, des engrais et des pesticides. Donc polluant, gourmand en ressources et dangereux pour la santé et menaçant, comme la production des biocarburants, d’affamer une bonne partie de l’humanité. Il faut aussi savoir que le prochain problème auquel nous devrons faire face sera le manque d’eau douce et potable.


Il faut évidemment ajouter à tout cela le transport des marchandises, la pollution liée au dégagement de CO2, le pétrole employé et toute la logistique pour que les produits de l’atelier du monde, la Chine, arrivent dans nos magasins déjà surchargés. Ce système nous permet de bénéficier de produits "abordables" et de faire ainsi tourner la roue destructrice de l’économie globale, nous poussant à consommer toujours plus.

Un nouveau problème se développe, l'épuisement des ressources minières en métaux et minéraux divers et le manque de terres arables. Récemment les traders de Wall Street ainsi que bon nombre d’investisseurs se sont jetés sur ce nouveau marché qu'ils créent au fur et à mesure qu'ils l’exploitent et en tirent profit. Des hectares de terres sont achetés ou loués pour des décennies en Afrique, principalement par des entreprises. Les terres sont utilisées pour la culture de diverses plantes, principalement du mais et du blé. La plupart de ces cultures sont intensives, utilisant des engrais très agressifs et de nouvelles générations de plantes génétiquement modifiées poussant à une allure extrême. Les terres sont appauvries très vite, les écosystèmes détruits. Les paysans et les populations locales sont expropriés sans compensation et privés des seules ressources leur permettant de se nourrir.


Cecile Moreau, Juin 2011. A suivre...

Dec 28, 2007

Un-digest.

Excerpts from The last empire

At the other end are the wood suppliers, almost all poor countries with weak or corrupt law enforcement and a flourishing trade in illegal lumber. Among China's leading wood importers, Thailand and the Philippines have already been stripped of their natural forests; Indonesia and Burma are projected to lose theirs within a decade. Papua New Guinea's will succumb within 16 years, and the vast forests of the Russian Far East will survive no more than two decades. Even so, Forest Trends, a Washington-based nonprofit, estimates that China's wood imports will probably double over the next decade. Chinese manufacturers are already developing replacement sources in Africa, and South America's forests are under threat for a different reason: China's growing consumption of pork and chicken is fed by soybeans grown on newly cleared Amazonian land; by one estimate, 30 percent of the jungle could eventually be transformed into soybean fields.
[...]
An end to American and European purchases of products made from illegally cut wood—still retailed by such companies as Ikea, Home Depot, and Armstrong (see "Timber Line")—would certainly reduce the destruction of tropical forests, as half the tropical wood that enters China is reexported as finished products. Even so, about 90 percent of all Chinese-manufactured wood products are consumed within China. This is alarming, for per-capita consumption of wood products is still far below that in developed countries, and is likely to grow as the middle class expands. China's per-capita consumption of paper, for example, is now only an eighth of the United States'; if it reaches the American rate, pulp suppliers will have to double the world's current annual timber harvest. As Greenpeace argues in a 2006 report titled "Sharing the Blame," "The world's forests cannot support either the level of consumption of developed countries, or the aspiration of developing countries to attain a similar level.”
[...]
Visibility soon dropped close to zero in Beijing and driving was nearly impossible. Satellites tracked the dust as it moved across eastern China, the Yellow Sea, Korea, the Russian coast from Vladivostok to the Kamchatka Peninsula, the Sea of Japan, and Japan itself. In less than a week, it crossed the Pacific Ocean, and produced thick haze as far east as Denver. High concentrations of dust were found as far away as Maine and Georgia and eventually in the Canary Islands off northwest Africa.
[...]
The only thing likely to slow this explosive growth is the increasing scarcity of the resources needed to make and fuel cars. As numerous commentators have pointed out, if China's income per capita, now less than a 10th of the United States', ever reached the American level, several Earths would be required to provide resources. "Through all of our engagement with China, the U.S. government has aggressively promoted China's adoption of an American-style, high-consumption, high-waste economic model," says Jim Harkness, president of the Institute for Agriculture and Trade Policy and former executive director of the World Wildlife Fund in China. "Combine that with the global trading rules [that downplay environmental and labor standards], the tremendous constraints China faces in terms of its need to generate employment, and the fact that they've got all that coal and no oil—and how surprised can we be that we've ended up with an environmental nightmare?"


Reserve



I want to improve my home.  This has gotten a nightmare when you don't want to harm the Earth, don't want to sustain unethical stores or economies like China. Plus I have no money and we cannot afford these wonderful sustainable and eco-friendly building materials which are just plain luxury in fact.

This article left me with a lot of questions. Most of the facts layed down there I already knew about. But to read the 5 pages, which I engaged you to do, and to see all these facts together, makes me wonder if shopping ethically and going through all the lenght I go through for every purchase is still meaningfull. Of course we have to give the example and try to un-do the awful example we are giving to the rest of the world (we being the Western world). Of course, we have to all do our part. But we also have to stop and think.

Economy and ecology are completely opposed and cannot exist together. Until economy prevails, there will not be a possible ecology.

Economy is the growth for the growth. More money, just for that. It has to keep going. It has to keep growing. Why? For nothing.
Progres ideas proved to be totally utopist.
We have been DOING and DOING and DOING without stopping, and whitout thinking a moment.

Our planet is disappearing under our feet. It is shrinking. The developping countries are cutting the branch they sit on, whitout carring a second the whole world is on the branch too.